L'atelier

Aperçu des outils et techniques :

L’outillage, assez simple, n’a pas changé dans son principe depuis le XVème siècle.

Le graveur utilise principalement des outils coupants tels que le burin, l’échoppe, l’onglette, la gouge ou le hachoir qui servent à inciser le métal selon divers profils. Le burin, de section carrée, travaille avec l’arête inférieure et creuse des traits dont la section forme un V, la gouge creuse des gorges arrondies, le hachoir, comme son nom l’indique, sert à hacher dans le métal pour enlever de larges portions. Ces outils, à manche d’acier, sont poussés à l’aide du marteau, à la manière liégeoise. Ailleurs, l’outil emmanché en bois était poussé à la main . Actuellement, la méthode liégeoise tend à se répandre. Une petite remarque : pour le graveur liégeois, le burin est l’outil poussé au marteau, le même outil poussé à la main, est toujours appelé échoppe.

Une autre catégorie est formée par les outils de frappe tels que les ciselets : les matoirs, les perloirs, les bouterolles, les planoirs etc…qui servent à refouler le métal au lieu de le couper. Le relevoir est un outil particulier qui sert à relever les bords des traits que l’on veut incruster.

Il y aussi les rifloirs qui servent à limer finement les ciselures, le brunissoir qui polit par écrasement du métal, l’ébarboir, la pointe sèche, les pierres à affûter, les loupes pour les fins travaux, … et l’étau qu’il ne faut pas oublier, un étau tournant sur un axe permettant d’orienter en tous sens, la pièce à graver.

A cet outillage traditionnel, on peut ajouter le nouveau matériel tels que les fraiseuses ou les burins pneumatiques, mais l’essentiel du métier reste le même.

 
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